SOCIETE

Les écoles secondaires paralysées à Bouaké par un groupe d’élèves


Bouaké360-Bouaké (Côte d’Ivoire)

Les cours ont été bruyamment perturbés dans la quasi-totalité des écoles secondaires, ce jeudi 10 mars 2022 à Bouaké suite à un débrayage d’un groupuscule d’élèves sans « raison valable », a constaté Bouake360, sur place, dans la deuxième ville ivoirienne.

Du lycée Djibo Sounkalo à Ahougnanssou (Ouest de Bouaké) en passant par le lycée classique 1 (Centre) et le lycée moderne 2 (Nord), les cours ont été fortement perturbés ce jeudi matin par un groupe d’élèves, qui, à coup de sifflet et de menaces a réussi à fermer la majeure partie des écoles de Bouaké. Remorqués à plusieurs sur des motos, les élèves perturbateurs ont fait le tour des écoles de la ville pour exiger l’arrêt immédiat des cours.

 « Je ne sais pas ce qui se passe, on nous a demandé de sortir des classes sans nous donner une raison valable », a fait remarquer un élève du lycée 2 de Bouaké, retrouvé aux abords de son établissement après le passage des «délogeurs » à moto. Même son de cloche pour de nombreux autres élèves, qui, interrogés, ont dit ne rien savoir de ce saut d’humeur qui a fini par se généraliser dans l’ensemble des écoles secondaires publiques et privées de la capitale régionale du Gbêkê.

« L’un des meneurs a raconté à des élèves de mon établissement qu’ils manifestaient pour protester contre le manque d’enseignants et réclamer plus de tables-bancs dans des écoles à Bouaké », a indiqué pour sa part, un éducateur qui a requis l’anonymat.

Selon plusieurs indiscrétions, ce mouvement d’élèves serait parti du quartier populaire de Dar-es-salam avant de s’étendre au reste de la ville.  

« Cette histoire ressemble étrangement a de la manipulation. D’autant plus que certains meneurs ont affirmé avoir reçu des sms les incitant à manifester », s’est confié à son tour, une autre source.

Le secteur de l’éducation nationale à Bouaké avait retrouvé la quiétude depuis le début de la rentrée scolaire 2021-2022. Lors des récents événements des « congés anticipés » qui avaient secoué plusieurs villes du pays en décembre dernier, Bouaké s’était fort bien illustrée avec zéro cas de perturbations.

Cheik Koné

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