ECONOMIE

Président sortant 2021-2022 de la JCI Bouaké, Sonan Coulibaly dresse son bilan et lance un appel à l’Etat Ivoirien


Bouaké360-Bouaké (Côte d’Ivoire)

Dans une interview accordée à Bouake360.com, le président sortant 2021-2022 de la Jeune chambre internationale (JCI) de Bouaké, Sonan Hamed Coulibaly s’est dit satisfait de son bilan avant d’appeler l’État Ivoirien à plus d’ouverture envers sa jeunesse. Il a aussi exhorté le nouveau président à mener des actions qui pourront impacter positivement la ville de Bouaké.

Sonan Hamed Coulibaly

Interview réalisée par Eliezer Rodemi

Bouake360 : Président en quelques mots, dites nous c’est quoi la JCI pour le citoyen lambda ?

La Jeune chambre internationale est une organisation de jeunes leaders dont l’âge varie de 18 à 40 ans. Elle a pour mission d’offrir des opportunités de développement aux jeunes en vue de créer des changements positifs, et sa vision est d’être le premier réseau mondial de jeunes citoyens actifs. Sa particularité c’est que, la jeune chambre internationale (JCI) est outillée surtout dans le domaine de la formation.

Sous quel signe était placé votre mandat ?

La jeune chambre a placé sa mandature (2021-2022) sur l’excellence au quotidien, parce que la jeune chambre est une prestigieuse organisation qui se doit de redorer le blason de cette organisation tant par la qualité des contenus de ses formations et surtout de l’image de marque que véhicule cette organisation. Fédérer les actions de tout le monde, dans l’atteinte d’un résultat palpant et probant.

Quelles ont été les grandes actions posées qui ont impacté la vie de cette organisation au cours de votre mandat ?

Nous avons mené des activités de haut standing comme, l’organisation des journées régionale de la citoyenneté active qui a rassemblé plus de 400 personnes à Bouaké, aussi nous avons fait la promotion du civisme et de la citoyenneté active à la veille des élections législatives, un projet en rapport avec le développement durable (ODD) qui était l’un des projets phares de la JCI internationale.

Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées au cours de votre mandat ?

La première difficulté était d’ordre financier parce que la jeune chambre ne perçoit pas de subvention ou d’appui des collectivités territoriales. Tout ce que nous avons mené comme activités se sont faites sur fonds propre pour impacter nos sociétés. Au delà de tout ça, nous avons contribué à changer la mentalité de la population de Bouaké à travers des formations gratuites. Et après cette mandature nous pouvons dire que nous sommes satisfaits et le bilan, il est positif. Cette mandature reposait essentiellement sur la mobilisation des ressources financières et sur l’accompagnement et le soutien véritable de nos collectivités locales qui nous ont aidés à impacter positivement et accroître notre champ d’action au niveau de Bouaké.

Que prévoyez-vous faire pour la population de Bouaké après votre mandature ? 

A la jeunesse chambre nous avons ce dicton qui dit : on a un an pour apprendre on a un an pour diriger. Nous avons fini de servir mais nous continuons toujours à apporter notre modeste contribution à l’élévation de la jeunesse de Bouaké. Nous restons ambitieux et responsables à travers nos séries de formation que nous dispenserons, sous invitation ou de façon personnelle pour changer la mentalité de nos jeunes frères de la ville de Bouaké, du moment on sait que Bouaké est une ville dont le taux d’incivilité est très poussé, il nous incombe de pouvoir redorer ce blason et améliorer l’image de notre belle ville.

Quelle analyse faites-vous de la situation socio-économique du pays ?

La situation socio-économique est alarmante, parce que plus de la moitié de la population ivoirienne est constituée de jeunes et combien arrivent à s’en sortir ? Quand on fait le ratio entre les jeunes qui travaillent et ceux qui sont au chômage, on voit que le taux de chômage est plus accrue que pour ces personnes qui travaillent. C’est qu’il y a des agences mais ce n’est pas suffisant. Nous pensons que l’État peut encore faire plus d’efforts pour permettre à nos jeunes de monnayer leurs talents pour servir en retour l’État et s’occuper de leurs familles. Je prends la ville de Bouaké qui a été meurtrie par les différentes crises sociopolitiques que nous avons connues à travers la fermeture de certaines usines qui employaient plus de 1500 personnes mais aujourd’hui ces usines sont à l’arrêt. Et ces 1500 personnes qui se débrouillent à travers les motos taxi et là encore ils rencontrent des difficultés avec la mairie concernant les taxes. Ainsi, quant on regarde tout ce climat rien n’est fait pour encourager à entreprendre.

Le nouveau bureau a fait sa rentrée solennelle, vous en tant que président sortant, avez-vous un message à son endroit et aussi à l’endroit de la jeunesse ?

Oui, c’est un message de soutien et d’encouragement parce qu’occuper le poste de président de la jeune chambre, ce n’est pas chose aisée. Il nous incombe d’être à la hauteur de la confiance placée en nous. Tout ce que je peux dire à mon successeur. C’est bon vent pour sa mandature 2022 et de toujours mener des actions encore plus importantes que celles que nous avons menées en 2021 et de continuer à impacter les communautés de Bouaké. À l’endroit de nos responsables de jeunes et d’associations, c’est de fédérer nos actions et nos efforts parce que nous luttons pour la même cause qui est le développement du leadership et le rayonnement de notre ville qui est Bouaké. Une ville qui abritera la prochaine coupe des nations. Bonne chance à l’équipe de Côte d’Ivoire.

Merci à vous

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