Transport

Le gouvernement ivoirien réglemente le secteur des transports à 2 et 3 roues


Bouaké360-Bouaké (Côte d’Ivoire)

Le porte-parole du gouvernement ivoirien, Amadou Coulibaly, a annoncé le mercredi 15 décembre 2021, l’adoption en Conseil des ministres, d’un décret réglementant la circulation des motocyclettes, cycles, cyclomoteurs, tricycles, quadricycles et vélomoteurs à des fins de transport sur les voies routières ouvertes à la circulation publique.

Tricycle pour le transport de marchandises

« Compte tenu de la proportion alarmante d’accidents sur la voie publique, environ 68%, impliquant ces engins à deux, trois ou quatre roues, ce décret limite leur utilisation dans des périmètres autorisés », a expliqué le ministre Amadou Coulibaly à la presse.

Ainsi, a-t-il fait savoir « l’utilisation de ces engins est exclue sur certains axes routiers, notamment les axes routiers interurbains et intercommunaux, et leur circulation sur les autres voies routières ouvertes à la circulation publique est assujettie à certaines conditions ».

Au nombre des conditions, a poursuivi le porte-parole du gouvernement, « il est mis à la charge des propriétaires de ces véhicules de se constituer en entreprise, d’être inscrits au registre des transporteurs, d’avoir les autorisations de transport nécessaires, délivrées par le Ministre chargé du Transport routier, et de doter les moyens de transport concernés et les chauffeurs, d’équipements de sécurité appropriés en fonction des cylindrées des engins ».

« Ce décret réglemente par la même occasion, les activités de livraison à domicile ou dans les bureaux, de colis ou de repas prêts à la consommation, en vue de sauvegarder la fluidité routière et de résorber les accidents de la circulation sur la voie publique liés à ces engins », a conclu sur ce sujet, le ministre des medias et de la francophonie, porte-parole du gouvernement ivoirien, Amadou Coulibaly.

L’activité de mototaxi (transport de personnes) et tricycle (transport de marchandises) a fait son apparition en Côte d’Ivoire, dans le centre du pays, à Bouaké, et dans d’autres zones ex centre-nord et ouest (CNO) après le déclenchement de la crise militaro-politique de 2002.                    

Utilisés alors comme moyen subsidiaire en l’absence des taxis ville et taxis brousse qui avaient déserté la zone, les mototaxis ont fini par s’imposer dans le paysage des transports de ces localités. Aujourd’hui, ce phénomène s’est exporté dans toutes les grandes agglomérations du pays y compris Abidjan, la capitale économique.

Cheik Koné

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