SANTE

Santé: l’UNFPA informe les professionnels des médias de Bouaké sur la fistule obstétricale


Bouaké360-Bouaké (Côte d’Ivoire)

Le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) et son partenaire, l’Association Ivoirienne pour le Bien Être Familial (AIBEF), ont entretenu ce mercredi 24 novembre 2021, les journalistes de Bouaké sur la fistule obstétricale.

L’objectif de cette session est de doter les journalistes des bonnes informations pour mieux renseigner les populations, sur cette maladie.

La fistule vésico-vaginale est une maladie qui se manifeste par la perte involontaire et incontrôlée de l’urine. Elle se présente par un « trou » entre la vessie et le vagin de la femme porteuse, ce qui provoque la rupture des liens sociaux, la fistule vésico-vaginale fait souffrir en silence de nombreuses femmes atteintes de la maladie. Pour prévenir cette pathologie, l’UNFPA a orienté sa campagne de sensibilisation et de lutte vers les journalistes afin qu’ils soient le relais privilégié des informations auprès des populations.

« La fistule est une maladie que la population ne connaît pas très bien donc nous voulons donner l’information aux hommes et aux femmes de médias, les informer sur la manifestation et la disponibilité d’une prise en charge pour qu’à leur tour, ils puissent faire passer l’information aux communautés et aux ménages », a expliqué Alice Zadi, coordonnatrice du bureau de l’UNFPA Bouaké.

Dans sa présentation, Zaouli Bi Zaouli, conseiller technique à l’AIBEF, a pour sa part, conseillé aux femmes enceintes d’effectuer un minimum de 4 consultations prénatales et 3 échographies afin de déceler tôt la dystocie qui est une cause directe de la fistule obstétricale.

Selon le Docteur Baï Arnaud Antoine Thierry, coordonnateur à l’AIBEF, plusieurs facteurs sont directement ou indirectement à l’origine de la fistule obstétricale. Il s’agit entre autres des pratiques traditionnelles néfastes, que sont l’excision, l’ocytocique traditionnelle, les mixtures abondantes à boire, les efforts de poussée précoce, les manœuvres obstétricales et la manœuvre abortive. Une pression prolongée de la tête fœtale sur une vessie pleine, la dystocie, les grossesses précoces, un mauvais suivi du travail par une matrone mais aussi le manque de structures sanitaires de qualité dans les zones enclavées, figurent également parmi les causes de cette maladie.

Il a ajouté aussi que, stigmatisées, refoulées et parfois même divorcées, les femmes souffrantes de la fistule vésico-vaginale « meurent socialement » en raison de l’odeur âcre de leurs urines.

Dans le cadre de cette lutte, il existe une coopération entre l’Agence Coréenne de Coopération Internationale (Koica) et le gouvernement de Côte d’Ivoire. Elle travaille à la prévention et à la prise en charge des femmes porteuses de la fistule vésico-vaginale. Une caravane gratuite organisée par les deux partenaires a permis de prendre en charge plus d’une vingtaine de femmes, souligne-t-on.

Eliezer Rodemi

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