SOCIETE

Les techniques de recherche d’emploi au centre d’un atelier à l’université de Bouaké


Bouaké360-Bouaké (Côte d’Ivoire)

Un atelier de formation sur les techniques de recherche d’emploi à l’endroit des étudiants, s’est tenu le samedi 1er mai 2021 à la salle American Corner du campus 2 de l’université Alassane Ouattara (UAO) de Bouaké, sous le thème : « De la demande d’emploi à l’offre de compétence : l’employabilité », a constaté Bouak360.com sur place.

Organisée par le Docteur Oussou Rémi Kouamé, enseignant-Chercheur au Département d’Anthropologie Sociologie de l’UAO, la session de formation a été animée par Nelson N’Holle, ingénieur d’Etat, diplômé des Études Comptables Supérieures à l’Institut national polytechnique Houphouët-Boigny (INP-HB) de Yamoussoukro. Il est par ailleurs le directeur associé Côte d’Ivoire de la filiale Growth Continue Training et président de l’Organisation non gouvernementale (ONG) Panafricaine « Yes For Africa ».

« Le taux de chômage est très élevé et quand les étudiants sortent de l’école, ils ont du mal à trouver un stage pour parler d’emploi. Nous qui sommes sur le terrain et expérimentés avons jugé bon de venir partager nos expériences professionnelles ou personnelles afin de les outiller », a indiqué à la presse le formateur Nelson N’Holle.                                             

 Pour lui, la valeur ajoutée de cet atelier « réside dans le fait que certains étudiants seront suivis et bénéficieront de stages afin d’apprendre, se frotter aux réalités de l’entreprise pour devenir demain des cadres ».

A la question de savoir pourquoi le taux du chômage n’arrête pas de grimper d’une année à une autre, il a expliqué cela en faisant plusieurs observations dont entre autres l’inadéquation entre la formation reçue et les réalités du monde l’emploi ainsi que la tricherie au niveau des examens et concours.

« D’abord, les formations reçues par les étudiants sont théoriques, ne sont pas actualisées. Egalement la tricherie au niveau des examens et concours. Les étudiants trichent beaucoup et lorsque les entreprises apprennent qu’il y’a trop de tricheries au niveau des examens, elles deviennent réticentes à les embaucher parce qu’on ne va pas embaucher des tricheurs, mais des personnes compétentes », a-t-il fait remarquer, ajoutant que « les responsabilités sont partagées dans la mesure où au niveau même des étudiants, certains n’ont pas conscience qu’il faut avoir des valeurs ajoutées à ce qu’on a appris à l’école ».

A la fin, dira-t-il ensuite, « nous allons faire une sélection afin de permettre à certains étudiants de faire un stage d’immersion dans notre entreprise. Pour les autres, nous ferons un coaching afin de les mettre en relation avec notre réseau de directeur des ressources humaines (DRH) qui compte près de 350 personnes ».

Pour le coordonnateur du projet, Docteur Oussou Kouamé Rémi, « En tant qu’enseignant, nous avons remarqué que nous sommes confrontés au problème d’emploi et de sous-emploi des étudiants que nous formons ».

Poursuivant, il a fait savoir que l’université doit faire en sorte que les employeurs fréquentent et échangent régulièrement avec les étudiants, établissant ainsi une relation de confiance.

« En créant cette atmosphère de confiance, les employeurs vont se sentir en sécurité et pourquoi pas ne pas chercher à donner des stages aux étudiants », a-t-il conclu.

Prenant la parole à son tour en tant que bénéficiaire, l’étudiante en Licene3 Anglais, Faîdatou Oseni, a souhaité que cette « édifiante » séance de formation s’étende sur une longue période pour permettre à toute la population estudiantine ivoirienne d’en bénéficier.

« Cette formation m’a permis de connaitre le système éducatif et le système de scolarisation. Dans le système de scolarisation, il faut venir, c’est la théorie pour avoir des diplômes, contrairement au système éducatif qui met l’accent sur la formation, la pratique, alliée à la théorie. J’ai compris également que pour rentrer dans le monde de l’emploi, il faut vraiment acquérir des compétences pratiques, des expériences », a relevé de son côté, Michel Aka Bilé, étudiant en sociologie-Anthropologie.

Eliezer Rodemi

Catégories :SOCIETE

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s