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La journée « zéro discrimination » célébrée à Bouaké par l’ONG Secours Social


Bouaké360-Bouaké (Côte d’Ivoire)

L’organisation non gouvernementale (ONG) Secours social a célébré le mardi 02 mars 2021 à Bouaké, la Journée « Zéro discrimination », a constaté Bouaké360 sur place dans la deuxième ville ivoirienne.

Instituée par le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA), la journée « Zéro discrimination » célébrée chaque année le 1er mars a pour objectif de permettre aux gouvernements locaux, nationaux et internationaux ainsi qu’à la société civile d’organiser des évènements à cette date précise afin de lutter contre la discrimination sous toutes ses formes.

C’était donc l’occasion pour l’ONG Secours social d’organiser une conférence publique sous le thème : « Quelles stratégies pour la reconnaissance des LGBTI pour une société zéro discrimination ». Ndlr : LGBTI est un sigle anglophone pour désigner les personnes homosexuelles, bisexuelles, transgenres ou intersexes. Ce groupe s’adresse donc à toutes les personnes qui n’ont pas uniquement des relations hétérosexuelles. 

Prenant la parole, le directeur exécutif de l’ONG Secours social, Gnizako Lago Lucien a tenu à expliquer le sens de cette cérémonie. « Cette activité vise à se pencher sur la question de la discrimination dans notre société. Egalement elle s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet Action de reconnaissance des LGBTI pour une société zéro discrimination », a-t-il déclaré, soulignant que ce projet a pour objectif d’accroître la pertinence de l’information au niveau des défenseurs des droits de l’homme.

Par ailleurs, a fait remarquer M. Gnizako Lago, cette journée « Zéro discrimination » est en soit universelle et ne se limite pas au VIH ou aux problèmes de santé. Son objectif, a-t-il poursuivi est de mettre en avant les problèmes liés aux discriminations.

« Aujourd’hui en célébrant cette journée, nous voulons attirer l’attention de tous ici présent sur le besoin d’agir sans attendre pour mettre fin aux inégalités liées aux revenus, au sexe, à l’âge, au handicap, a l’usage de la drogue, a l’identité sexuelle et surtout à l’orientation sexuelle », a rappelé le directeur exécutif de Secours social avant d’adresser une doléance à l’État de Côte d’Ivoire.

« En ce jour, nous plaidons pour que le gouvernement supprime les lois, les réglementations et les pratiques discriminatoires afin de garantir l’égalité des chances et réduire les inégalités ».

Après lui, le secrétaire général de la Ligue Ivoirienne des droits de L’homme (LIDHO) section Bouaké, Zoumana Soro a pris la parole pour inviter chaque acteur au respect de la liberté de la conscience.

« Nous invitons chaque citoyen et l’État au respect de la manifestation de la liberté de conscience de chaque individu. Bien entendu chaque Etat interprète la liberté de conscience à la lumière de son histoire de sa philosophie et de sa politique », a-t-il relevé.

Selon lui, « ce n’est pas le fait d’être ou ne pas être LGBTI qui pose problème mais c’est d’être différent de la masse, de sortir du carré, de briser le carcan du monde habituel de penser, de vivre ou d’exister ».

En Côte d’Ivoire précisément à Bouaké, l’ONG Secours social a été sélectionnée pour mener des actions de reconnaissance des LGBTI pour une société zéro discrimination. Ce projet est financé par Initiative Sankofa d’Afrique de l’Ouest (ISDAO), un fond activiste consacré à l’édification d’un mouvement ouest-africain qui défend la diversité sexuelle et les droits sexuels. Cette célébration a vu la participation des différents acteurs, partenaires et autorités de la ville.

Selon l’ONUSIDA, la discrimination est le traitement inégal de personnes placées dans une même situation, en raison d’un critère interdit par la loi. Mais les inégalités entre les genres finissent par affecter la santé et le bien-être de tous.

Toujours selon cette organisation, les inégalités s’aggravent pour plus de 70 % de la population mondiale, ce qui augmente le risque de division et ralentit le développement économique et social. Par ailleurs, les personnes les plus vulnérables sont celles qui portent le fardeau de la COVID-19. Et même si de nouveaux vaccins contre le coronavirus font leur apparition, leur accès est loin d’être équitable. Beaucoup comparent cette situation à un apartheid vaccinal.

Eliezer Rodemi

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