DECOUVERTE

M’Bandama Serge « le briquetier » du Banco


Côte d’Ivoire-Bouaké-Jeunesse-Métier-Entreprenariat

Bouaké360-Bouaké (Côte d’Ivoire)

M’Bandama kouadio Serge, la quarantaine révolue est ivoirien et père de 4 enfants. Patron d’une briqueterie artisanale au quartier Banco, à Bouaké, dans la deuxième ville ivoirienne, il revient dans cet entretien accordé à un journaliste de bouake360.com, sur la passion qui le lie à son métier de bâtisseur et en profite pour lancer un appel à la prise de conscience de la jeunesse ivoirienne.

« Je suis un coupeur de briques en terre battue au prix de 50 FCFA l’unité, aujourd’hui la politique est le dernier de mes soucis. A travers la fabrication de briques en terre battue, j’ai pu construire ma propre maison et sillonner quelques localités de la région », lance d’emblée le fabricant de briques en terre battue, avant d’envoyer un message à la jeunesse.

 « J’appelle la jeunesse ivoirienne à ne pas rester oisif, à être des jeunes entrepreneurs en faisant des petits métiers juteux », car « le découragement n’est pas ivoirien », ajoute-t-il.

C’est après plusieurs échecs dans la capitale économique du pays à Abidjan, que Serge a fini par rejoindre sa ville natale Bouaké en 2012 où il s’est reconverti en coupeur de briques en terre battue.

Aujourd’hui, sa petite entreprise qui eu le temps de grandir embauche 3 à 4 jeunes par jour à raison d’un salaire journalier calculé pour chacun sur le nombre de briques fabriqués.

« On gagne environ 20000 FCFA de marge bénéficiaire par jour si tout le stock fabriqué est évacué », explique le chef d’entreprise M’Bandama, soulignant qu’avec l’aide de ses jeunes salariés, il arrive à faire sortir de ses moules entre 900 à 1000 briques par jour.

« C’est un métier difficile certes mais qui reste quelque chose de passionnant, la satisfaction d’avoir été celui la même qui a tapé de ses mains des briques qui serviront à bâtir des murs mais aussi des familles car sans un nid familial adéquat il n’y pas de familles stables dans la société », philosophe-t-il.

Des dabas, quelque 8 bidons de 25l pour se ravitailler en eau et des moules en bois constituent l’arsenal nécessaire à Kouadio et à ses employés pour donner sa forme à ces petites merveilles de couleur ocre qui ont déjà servi à construire une trentaine de maisons dans la région de Gbêkê.

Pour lui, la jeunesse doit laisser la politique aux professionnels de la politique et se tourner résolument vers sa prise en charge.

« J’appelle et j’exhorte la jeunesse au travail en abandonnant ces actes qui mettent notre pays en retard. J’étais propriétaire de maquis dans la commune de Port Bouët dans les années 1999 et 2009 j’ai vu mon espace détruit c’est de là que je me suis rendu à Bouaké et en 2012 j’ai commencé la fabrique de briques en terre et je m’en sors très bien. Au bout de quelques années après mes petites économies j’ai pu doter une femme et me construire une maison deux chambres salon » a-t-il réitéré avant d’appeler la jeunesse ivoirienne au travail légal.

« Je demande aux jeunes comme moi de garder espoir et tout en exerçant un métier légal dans la droiture. Comme on le dit en Côte d’Ivoire on aime bureau avec les briques l’unité à 50 FCFA je vis une vie épanouie et je compte agrandir mon activité avec l’appui de bonnes volontés », a conclu le briquetier du banco, M’Bandama kouadio Serge.

Eliezer Rodemi

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