ECONOMIE

Ferveur à Bouaké à moins de 48 heures du Nouvel an 2021


Bouaké360-Bouaké (Côte d’Ivoire)

Une ferveur était perceptible dans la matinée et en début d’après-midi, mercredi 30 décembre, à Bouaké, à moins de 48 heures du nouvel an 2021, a constaté un journaliste de Bouaké360, dans les principales agglomérations de cette deuxième ville ivoirienne.

« Franchement d’où sort tout ce monde tout d’un coup ? Bouaké est en mouvement aujourd’hui hein !», s’exclame Baba, vulcanisateur à la gare de Diabo, au quartier Koko. « Mais pourquoi cela t’étonne-t-il patron ? », questionne à son tour son apprenti, avant de poursuivre, « ils sont là pour fêter, c’est demain qui est le 31 donc ils vont rattraper Paquinou (la fête de pâques) qu’ils n’ont pas pu faire cette année à cause de Covid 19 ».

Voie principale du marché d’oignon

Quelques mètres plus loin, précisément au rond point de la préfecture de police, l’ambiance décrite par Baba, le vulcanisateur trouve tout son sens. Un bouchon interminable où s’entremêlent voitures et motos dans un brouhaha de klaxons plante le décor de cette voie internationale qui balafre dans sa longueur cette capitale régionale de Gbêkê.

« Ce n’est pas à Abidjan seulement qu’il y’a embouteillage, c’est le tour de Bouaké de connaître cela, aujourd’hui c’est aujourd’hui », explique avec un brin d’humour un chauffeur de taxi moto, garé à contrebas de la voie menant au marché d’oignon. Pour lui, cette ambiance particulière n’est pas faite pour arranger les choses d’autant plus que la lenteur du trafic « jouera forcement sur ma recette le soir venu ». « Il y a du monde c’est vrai mais on perd trop de temps à cause des embouteillages par-ci par-là », grogne-t-il ensuite l’air hagard.

Gare de taxi-moto au rond point de la préfecture de police

Même tableau, dans les rues du centre des affaires, au quartier commerce, où les établissements bancaires et les grandes surfaces sont pris d’assaut par les populations. « Après l’interminable attente à la banque pour avoir mon argent, je suis encore obligé de faire la queue ici encore », se lamente, une dame, la cinquantaine révolue, dans la longue file d’attente devant la caisse d’un super marché de la place.

Tout autre climat, dans un point de vente mobile money au quartier Koko, où Adjara, la gérante se tourne le pouce depuis l’ouverture de son enseigne à 8h00. « Moi je n’ai pas encore constaté de grandes affluences concernant les retraits où autres dépôts classiques, cependant de nombreux bénéficiaires des différents fonds de solidarité du gouvernement ne font que défilés alors que je ne fais pas ce service », explique avec amertume la jeune fille.

Marché Arabalôgô étendu

Atmosphère différente, à deux pas de là au célèbre « Araba lôgô » (marché du mercredi, en langue malinké ou dioula), où les étales des marchands ont débordé au-delà les limites habituelles.
Pour Kouamé Akissi Adèle, venue de Diabo, une sous-préfecture au nord-ouest de Bouaké pour s’acheter « sa sape du 31, le mouvement du Araba lôgô d’aujourd’hui est formidable, il y’a du monde partout, autant chez les vendeurs de chaussures, d’habits que chez les vendeuses de vivriers, tout le monde est occupé à faire des emplettes ».

Cet enthousiasme de la jeune Akissi est partagé un peu partout dans les rues de Bouaké, principalement au quartier commerce, où la nuit tombée, de magnifiques décors de lumière installés sur les principales artères donnent toute sa beauté à cette ville mosaïque, creuset des riches cultures de l’Afrique de l’ouest.

Catégories :ECONOMIE, SOCIETE

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